La Culotte en jersey de soie – Renée Dunan

22,50

Édition limitée
Roman, réédition de 1923
Littérature générale, érotique
14 x 18 cm, broché
320 pages
ISBN : 978-2-9561700-7-5
EAN : 9782956170075
Sortie : 18 novembre 2020

Imprimé en France
1 € reversé à ReforestAction

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UGS : 95617007 Catégorie : Étiquettes : , ,

Description

Renée Dunan

Renée DunanAutrice, féministe, anarchiste… Renée Dunan fait partie de ces femmes étonnantes – et pourtant – quasi oubliées de l’histoire. Admiratif.ves de sa production littéraire si variée, de ses propos forts, des sujets qu’elle défend et de son écriture fine et intelligente, nous avons choisi de rééditer son œuvre, en commençant par un roman militant, essentiel de l’histoire féministe : La Culotte en jersey de soie.

Pour en savoir plus, lire la bio de Renée Dunan

La Culotte en jersey de soie

Il s’agit de son deuxième roman. Selon la BNF, La Culotte en jersey de soie a été réédité seulement deux fois depuis sa sortie en 1923 : en 1933 (aux éditions Prima, Paris), puis en 2011 par les éditions Le Cercle poche, mais se trouve actuellement en rupture de stock.

Comment décrire au mieux le roman de Renée Dunan ?… En la citant !

« Chacune de nous a vécu quelque aventure, le plus souvent d’ordre galant, et mettant en scène la défense des jeunes filles encore intactes contre la cupide sexualité des hommes… »

Le roman se compose de 5 récits. Autour d’une table, 8 femmes et 3 hommes vont partager, écouter, échanger ; 5 femmes vont raconter la première fois où elles ont été confrontées à la sexualité.

« Ce qui m’amuse en ces histoires de la lubricité masculine, celles de Ly, d’Idèle et de Kate, c’est l’enthousiasme mis par les hommes à diminuer le stock de chasteté dont dispose la société. »

Loin d’être manichéen (et misandre), le roman s’attaque à un certain type d’être, ceux qui agissent par pulsions et ne considèrent pas autrui (notamment les femmes) comme des personnes.

« Que la sexualité cesse d’être une chose horrifique et cachée sous un triple voile. Soudain l’idée qu’il existe des torts sexuels naîtra dans l’esprit de chacun et l’amateur de vierges aussitôt apparaîtra une fripouille. »

Tout le propos est là :

1 – parler, ne plus dissimuler les méfaits perpétrés sur une personne en se disant que cela est normal, que cela fait partie de la vie et des relations femmes-hommes. Osons dénoncer, car qu’importe le caractère ou le statut social, cela peut arriver à n’importe qui.

2 – faisons du sexe une égalité, que ce ne soit plus une chose honteuse, inavouable.

« J’ai mis cela dans un décor sanglant et destructif parce que j’ai pensé qu’il fallait moralement placer à l’échelle vraie ces aventures tragiques ; puisqu’elles sont quotidiennes au point que nul ne les remarque en temps normaux. Pourtant… »

Pourquoi rééditer La Culotte en jersey de soie ?

Pour faire revivre un texte important qui ne se trouve plus en version papier et qui donne à voir une certaine conception des relations femme-homme dans une époque précise et sous la plume d’une femme qui ne craint pas de dépeindre la réalité telle qu’elle la vit.

Pour en proposer une version corrigée des coquilles (le roman semble avoir été très peu travaillé par son éditeur) et annotée (la première, semble-t-il), afin de dévoiler la richesse de l’œuvre et le savoir culturel de l’autrice, expliciter certains termes techniques et définir les expressions et mots venant de l’argot et des parlers populaires.

Presse

Pro/prose Magazine : Renée Dunan, à une époque dominée par de nombreux tabous, où #MeToo n’existait pas, où on ne parlait pas de « libération sexuelle », ou tout simplement de « sexualité féminine », encore moins de  « féminicides », témoigne magnifiquement, avec une plume délicate, parfois alambiquée pour les lecteur.ice.s d’aujourd’hui, de ces agressions si fréquentes. Elle y dénonce joliment les très nombreux suicides de femmes qui préfèrent mourir que de vivre dans ces conditions. Entre les confidences, l’auteure étaye, par la bouche  des personnages, toujours, ses réflexions sur la nudité, la pudeur, la chasteté…  

« Les hommes adorent la pruderie, jusqu’à chercher, par des artifices de costumes,  qu’ils ont affaire à des chastes » 

Des réflexions philosophiques et politiques qui vont même plus loin, et dénoncent  une société de puissantes élites, protégées par la justice qui va bien sûr dans leur  sens et ne saurait les condamner. Elles témoignent déjà de l’ombre géante jetée avec  dédain sur ces questions-là. 

[…] Renée Dunan affirme que la chose sexuelle devrait être libérée par la parole, et les  agresseurs punis par la loi, en commençant par les puissants, afin que, montrés  comme exemples premiers, ils dissuadent d’en faire de même les plus démunis, les  « pauvres », qui sauraient qu’ils ne seraient pas épargnés eux non plus. On aimerait  qu’elle soit en vie aujourd’hui pour observer comment dame justice se porte un  siècle plus tard… Verrait-elle du progrès ? Certainement. Serait-elle consternée par l’impunité dont jouissent encore trop souvent les puissants ?  

« — Vous me faites rire. Vous avez vu ça, un gouvernement qui veut faire régner la  justice chez lui ? » 

« Les Loups — entendez les maîtres — ne se mangent pas entre eux. »  

Le Dévorateur : J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman oublié. Parce qu’il est très bien écrit tout d’abord. J’ai été entraîné dans ces aventures, j’ai souri à certains traits d’humour. Ça se lit très bien, malgré une écriture à laquelle on n’est plus habitué·e. Et puis parce que le propos de Renée Dunan est à mon avis toujours d’actualité. Pas tout peut-être. Mais certaines de ses réflexions méritent d’être lues encore aujourd’hui.

Renee Dunan don Reforestaction

 

La culotte en jersey de soie Renee Dunan couverture complete

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